intervention de Quartiers Solidaires (UCIJ 19/20) le 1er juillet
Quartiers Solidaires Belleville / mardi 3 juillet 2007 / 19:06 [ Quartiers Solidaires-Belleville] # 63

Aujourd’hui, à l’appel de l’UCIJ 19-20 Quartiers Solidaires et de l’UCIJ nationale , des collectifs RESF d’Ile-De-France, des collectifs sans-papiers, nous avons marché de Belleville, de Chapelle, de place Clichy, de tous les quartiers populaires de l’Est parisien et de la proche banlieue vers la place Stalingrad pour la fraternité et la solidarité.
Nos revendications sont simples :
-arrêt des rafles et des contrôles d’identité au faciès qui visent plus particulièrement nos quartiers
-arrêt des expulsions qui brisent des vies et des familles
-régularisation de tous les sans-papiers
Nous souhaitons vous donner quelques explications sur notre action.
Nous avons organisé une dizaine de points de départ, une jonction finale à Stalingrad pour montrer notre enracinement dans chaque quartier, autour de chaque école. Nous savons que dans tous les quartiers populaires l’accueil est chaleureux et que beaucoup nous rejoignent à notre passage ou nous témoignent leur approbation.
Notre convergence finale sur la place Stalingrad symbolise aussi la convergence des collectifs sans-papiers et de leurs soutiens, des collectifs RESF, en particulier de l’Est parisien (ils sont plusieurs centaines), et de l’UCIJ19-20 Quartiers Solidaires. L’UCIJ 19-20 Quartiers Solidaires est un collectif d’associations, de syndicats, de partis et d’organisations mobilisés pour la régularisation des sans-papiers, et contre la loi CESEDA, le nouveau projet de loi restreignant une fois de plus le regroupement familial et l’accès à la régularisation. UCIJ 19-20 a ajouté Quartiers Solidaires à son nom car cette expression résume ce que nous sommes, ce que nous faisons et ce que nous voulons !
Nous adressons un message au nouveau gouvernement. Ici, nous sommes chez nous. Nos quartiers ne sont pas des réserves de chasse aux sans-papiers. Ici, nos idées sont partagées par beaucoup si ce n’est par tous, tout simplement parce que dans nos écoles nos enfants ont des copains dont les parents sont sans-papiers. Parce que nos voisins sans-papiers qui pour survivre acceptent les travaux les plus pénibles, les plus dangereux et les plus mal payés ne sont ni des délinquants ni des coupables mais bien des victimes. Les droits de l’homme, le droit à « une vie privée et familiale » prévu par la Convention Européenne des Droits de l’Homme s’appliquent à tous, avec ou sans-papiers, français ou immigrés.
Nous continuerons à manifester : nous sommes nombreux et c’est notre force ! Nous continuerons à accrocher des banderoles sur chaque école en défense des familles menacées. Nous continuerons à empêcher les expulsions et à faire libérer les parents d’élèves sans-papiers comme nous l’avons fait depuis la rentrée. Nous continuerons, quand nécessaire, à mettre en sécurité des enfants. Nous continuerons à parrainer les enfants et les familles sans-papiers, les plaçant ainsi sous notre protection. Nous continuerons à demander la régularisation de tous les sans-papiers, parents, enfants, célibataires. Nous continuerons à nous opposer pacifiquement et massivement aux rafles indignes de notre pays, à les empêcher ou à les perturber comme le 27 mars devant l’école Rampal ou le 20 juin rue de Belleville. Tous ensemble, nous continuerons le combat !
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