A LA GENERALE, L’UTOPIE EN PREMIERE LIGNE !
Quartiers Solidaires Belleville / jeudi 12 juillet 2007 / 09:57 [ Quartiers Solidaires-Belleville] # 34
La Générale est en danger. Depuis le 1er juillet, le plus grand squat artistico-politique de France est menacé d’une expulsion policière.
A La Générale, au cœur de Belleville, des dizaines d’artistes, de troupes et de projets culturels vivent et s’épanouissent sur 6000 m2 abandonnés par l’état il y a une dizaine d’années…
Utopie ? Mais concrète et nécessaire car l’art a besoin de liberté !
Utopie artistique et politique. Depuis 2 ans des associations, des collectifs et des habitants du quartier ont investi ce lieu :
les collectifs sans-papiers, en particulier celui du 19ème, leurs comités de soutien, plusieurs collectifs RESF, l’UCIJ (Unis Contre l’Immigration Jetable) 19/20-Quartiers Solidaires, des comités de mal-logés soutenus par le DAL, des coopératives d’achat (AMAP), des associations de parents d’élèves…
La Générale est un refuge pour tous ceux qui ne peuvent accéder aux maisons des associations. Où tenir des assemblées générales à 2 ou 300 (ou plus) dans l’Est parisien quand on a pas ou peu de moyens? Où se réunir quand on est un collectif sans personnalité juridique ? Où improviser une réunion du jour au lendemain sans formalité administrative ? A la Générale, tout un quartier, tout l’Est parisien découvre ou redécouvre la politique.
La Générale a quelques titres de gloire : ici, en septembre 2005, nous avons organisé la riposte aux expulsions à grand spectacle des squats de l’Est parisien. Bilan : relogement des squatteurs expulsés (et régularisation des sans-papiers concernés) ; coup d’arrêt définitif à cette politique le 10 octobre 2005 quand 300 personnes (habitants du quartier solidaires, mal-logés, militants et élus) rassemblées devant le Passage de Brie dans le 19ème ont empêché l’expulsion de dizaines de mal-logés.
A de multiples reprises, parties de La Générale, des dizaines de personnes ont protesté pacifiquement contre des rafles au faciès autour du carrefour Belleville. Le 20 juin, l’indignation de centaines d’habitants du quartier et des militants présents, horrifiés par la violence et l’injustice des interpellations effectuées a stoppé une rafle et provoqué un départ précipité d’un convoi de CRS.
Aujourd’hui Belleville, libre, rebelle et insoumise, comme Paris, a besoin de La Générale. Et la Générale a besoin de Belleville et de Paris. Si demain la Générale doit être expulsée nous serons très nombreux à nous rassembler devant et dans tout le quartier et à bloquer par un sitting pacifique toute tentative.
Mais comment imaginer que la mairie de Paris puisse, à un an des municipales, faire un tel cadeau à la droite, cautionner l’expulsion et la destruction d’une utopie concrète, voire la demander ?
Nous ne demandons pas l’impossible. La mairie peut et doit reprendre les négociations avec la Générale. La mairie peut et doit, comme elle s’y était engagée, proposer un grand espace pouvant accueillir toutes les activités de la Générale au plus vite dans le même quartier. La mairie peut et doit en attendant renoncer à toute expulsion de la Générale. Pour que vivent l’utopie et La Générale !
Utopie ? Mais concrète et nécessaire car l’art a besoin de liberté !
Utopie artistique et politique. Depuis 2 ans des associations, des collectifs et des habitants du quartier ont investi ce lieu :
les collectifs sans-papiers, en particulier celui du 19ème, leurs comités de soutien, plusieurs collectifs RESF, l’UCIJ (Unis Contre l’Immigration Jetable) 19/20-Quartiers Solidaires, des comités de mal-logés soutenus par le DAL, des coopératives d’achat (AMAP), des associations de parents d’élèves…
La Générale est un refuge pour tous ceux qui ne peuvent accéder aux maisons des associations. Où tenir des assemblées générales à 2 ou 300 (ou plus) dans l’Est parisien quand on a pas ou peu de moyens? Où se réunir quand on est un collectif sans personnalité juridique ? Où improviser une réunion du jour au lendemain sans formalité administrative ? A la Générale, tout un quartier, tout l’Est parisien découvre ou redécouvre la politique.
La Générale a quelques titres de gloire : ici, en septembre 2005, nous avons organisé la riposte aux expulsions à grand spectacle des squats de l’Est parisien. Bilan : relogement des squatteurs expulsés (et régularisation des sans-papiers concernés) ; coup d’arrêt définitif à cette politique le 10 octobre 2005 quand 300 personnes (habitants du quartier solidaires, mal-logés, militants et élus) rassemblées devant le Passage de Brie dans le 19ème ont empêché l’expulsion de dizaines de mal-logés.
A de multiples reprises, parties de La Générale, des dizaines de personnes ont protesté pacifiquement contre des rafles au faciès autour du carrefour Belleville. Le 20 juin, l’indignation de centaines d’habitants du quartier et des militants présents, horrifiés par la violence et l’injustice des interpellations effectuées a stoppé une rafle et provoqué un départ précipité d’un convoi de CRS.
Aujourd’hui Belleville, libre, rebelle et insoumise, comme Paris, a besoin de La Générale. Et la Générale a besoin de Belleville et de Paris. Si demain la Générale doit être expulsée nous serons très nombreux à nous rassembler devant et dans tout le quartier et à bloquer par un sitting pacifique toute tentative.
Mais comment imaginer que la mairie de Paris puisse, à un an des municipales, faire un tel cadeau à la droite, cautionner l’expulsion et la destruction d’une utopie concrète, voire la demander ?
Nous ne demandons pas l’impossible. La mairie peut et doit reprendre les négociations avec la Générale. La mairie peut et doit, comme elle s’y était engagée, proposer un grand espace pouvant accueillir toutes les activités de la Générale au plus vite dans le même quartier. La mairie peut et doit en attendant renoncer à toute expulsion de la Générale. Pour que vivent l’utopie et La Générale !
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