Elle évacue donc son bâtiment de la rue du Général-Lasalle. La fermeture interviendra avant le 7 septembre.
Dans un bâtiment laissé vide par l’Etat depuis 10 ans, la Générale a ouvert un laboratoire de création artistique et d’action politique et sociale dans le quartier populaire de Belleville.
Elle a créé une plate-forme basée sur les principes d’invitation et de gratuité, où plus de 5 000 artistes ont pu venir travailler, peindre, répéter, jouer, montrer leur travail.
Elle a accueilli des associations jouant un rôle politique et social important dans le quartier, comme le Collectif Sans Papiers 19° et leurs soutiens, plusieurs collectifs RESF, l’UCIJ (Unis Contre une Immigration Jetable) 19-20-Quartiers Solidaires, des comités de mal-logés soutenus par le DAL, une coopérative d’achat de produits de l’agriculture paysanne (AMAP), des associations de parents d’élèves...
Le quartier a été le moteur de notre engagement, et en retour la Générale a joué un rôle moteur dans la vie politique et sociale du quartier.
L’expérience de la Générale est un formidable succès, une utopie artistique et politique qui a réussi. Le soutien de la population et des citoyens engagés du quartier, l’énergie de Belleville nous ont permis de tenir le cap et de gérer le le lieu avec responsabilité, en maintenant toujours le contact entre la création artistique et tous les aspects de la vie sociale.

Aujourd’hui, la Générale doit évacuer son bâtiment, où va s’implanter un service de psychiatrie de l’hôpital de Maison-Blanche. L’aventure a duré deux ans et demi, et va continuer sous d’autres formes. La Générale remercie la population du quartier Belleville pour son soutien. Elle espère recevoir bientôt un espace annexe sur le territoire de Belleville, qu’elle a demandé pour maintenir sa présence dans le quartier. En attendant, ses membres restent des habitants de Belleville, impliqués dans ses luttes et dans sa vie.

La Générale invite les habitants du quartier à former un observatoire des travaux du bâtiment de la rue du Général-Lasalle, pour vérifier que son départ correspond vraiment à la mise en oeuvre rapide d’un projet d’utilité publique.

A bientôt, et merci encore !

La Générale