Pour la plupart tchétchènes, ces personnes décrivent des conditions de maintien inhumaines : obligation de se relayer pour trouver le sommeil sur des bancs en métal dans des salles exigües ; accès difficile au téléphone ; accès difficile aux sanitaires ; chauffage déficient et accès limité à des soins médicaux. L’isolement est renforcé par la séparation des familles, réparties sur l’ensemble des aérogares.

En général, femmes et enfants sont transférés dans la zone d’hébergement (ZAPI3), certains ayant néanmoins également passé la nuit en aérogare. Après séparation des membres des familles, aucune information n’est en général délivrée sur leur sort. Ces personnes sont perdues car elles sont dans l’impossibilité de s’exprimer et de se faire comprendre, n’ayant pas d’accès à un interprète.

Ces informations confirment les observations de l'ANAFE dans un rapport de décembre sur la situation des étrangers maintenus en aérogare, intitulé « Une France inaccessible », et disponible sur le site de l’Association.

L'ANAFE se rend sur place aujourd’hui vendredi, n'ayant pu s'y rendre hier du fait des restrictions de la convention conclue avec le ministère prescrivant une autorisation préalable de la police aux frontières avant toute visite.

L'ANAFE demande la libération immédiate de ces personnes afin qu'elles puissent déposer une demande d'asile ou au moins un transfert dans le local réservé à cet effet (ZAPI 3) où elles pourront effectivement exercer les droits qui leur sont reconnus par la loi.

Une telle situation est manifestement contraire à la dignité de personnes et aux conditions d'accueil des personnes sollicitant leur admission en France au titre de l’asile et doit prendre fin immédiatement. Au-delà de cette situation, l'ANAFE espère que des décisions ne seront pas prises pour empêcher ces personnes de venir se réfugier en France.

le site de l'ANAFE