NATHALIE FERRÉ présidente du Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés).
Dans deux centres de rétention administrative de la région parisienne, des étrangers en instance d’éloignement se sont mis en grève de la faim pour protester contre les conditions de leur interpellation et de leur incarcération. Ils dénoncent les arrestations «arbitraires» dont ils sont l’objet, les conditions de rétention «indignes», les fouilles «humiliantes», les comptages de nuit répétés et le manque d’hygiène qui leur sont imposés, et se plaignent d’être «traités comme du bétail». Les objectifs chiffrés fixés par le gouvernement pour les reconduites à la frontière ont conduit l’administration à accélérer les procédures et à multiplier, fin 2007, les pratiques arbitraires et les mauvais traitements. Pourtant, ces situations sont le lot commun de ce que vivent tous les jours, sans avoir été condamnés ni jugés, les étrangers, réfugiés, demandeurs d’asile, sans-papiers, dans les multiples lieux d’enfermement administratif qui sont devenus un élément clé de la politique migratoire.
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