Dans l'interim aussi
Quartiers Solidaires Belleville / jeudi 3 juillet 2008 / 22:01 [ Quartiers Solidaires-Belleville] # 187
Un responsable syndical parisien de la CGT estime que l'intérim emploie plus de 10000 sans-papiers à Paris. Dans une première agence d'intérim (à République), les sans-papiers sont partis en grève mi-juin.
Le 02/07, les sans-papiers intérimaires de CAPI dans le 12ème les ont rejoint. Depuis le 03/07, 50 puis 70 sans-papiers intérimaires de Man BTP (rue St Vincent de Paul dans le 10ème à gare du Nord) ont cessé le travail et occupent leur entreprise...Une dizaine d'entre eux dorment dans les locaux de l'agence chaque nuit. Un foyer du 18ème fournit les repas, une paroisse a prêté un local pour se reposer, des militants passent soutenir, les tracts sont bien accueillis: les grévistes ne sont pas seuls!
Comme dans la restauration, l'hôtellerie, le gardiennage et le BTP, les sans-papiers intérimaires (travaillant pour certains depuis plus de 5 ans dans des agences d'intérim) réclament leur régularisation.
L'Union Syndicale Solidaires soutient le mouvement qui a démarré le 15/04 avec la CGT, la CNT et des associations. 1,2,3, 100 grèves-occupations...
Ci-dessous le tract diffusé par Solidaires
Grève-occupation de sans papiers dans l’interim
Jeudi 3 juillet 2008, plus de 60 travailleurs sans papiers travaillant pour MAN BTP, entreprise d’interim du secteur du bâtiment se sont mis en grève, soutenus par l’Union syndicale Solidaires. L’entreprise, occupée par les travailleurs en lutte, est située au 15 rue Saint Vincent de Paul, Paris 10ème.
Cette nouvelle action se situe dans la continuité des actions initiées le 15 avril par plusieurs organisations syndicales – CGT, CNT et Union syndicale Solidaires – et par des associations de soutien.
Trois mois après le début du mouvement de grève de plusieurs centaines de travailleurs « sans papier » le dépôt de plus de 1 000 demandes de régularisations, dont 200 dossiers concernant des travailleurs intérimaires, peu de choses ont changé de la part du gouvernement. Non seulement les préfectures freinent la régularisation des travailleurs Sans Papiers en lutte, mais elles refusent de prendre en considération le cas des travailleurs et des travailleuses isolé-es, qui ne peuvent se mettre en grève.
C’est pour cela qu’il est nécessaire d’amplifier les mouvements de grève, afin d’obtenir la régularisation de l’ensemble des travailleurs et travailleuses sans papiers, et à terme, de toutes et tous les sans papiers.
Le but du gouvernement n’est pas de faire disparaître les sans papiers - le patronat en a trop besoin - mais il est de les terroriser, avec ceux qui les hébergent. Tous sont contraints d’accepter des conditions de travail et de logement scandaleuses. Pendant le temps qu’ils sont en France, les sans papiers sont à la merci des employeurs qui les font travailler dans les travaux les plus pénibles, sans aucune protection sociale et pour une paye de misère.
La régularisation des sans papiers en France nous concerne toutes et tous : le patronat les utilise aussi pour faire pression sur les salaires et les conditions de travail dans les entreprises qui ne peuvent agiter la menace de la délocalisation.
Le gouvernement et le patronat sèment la peur et développent la précarité chez les sans-papiers, femmes, enfants et jeunes lycéen(ne)s compris. Facile après pour les patrons (bâtiment, restauration, nettoyage, sécurité...) ou les marchands de sommeil d’en profiter !
Les Sans papiers travaillent ici, vivent ici, ils doivent rester ici : Régularisation de tous les Sans Papiers.
De : Solidaires Paris
vendredi 4 juillet 2008
Comme dans la restauration, l'hôtellerie, le gardiennage et le BTP, les sans-papiers intérimaires (travaillant pour certains depuis plus de 5 ans dans des agences d'intérim) réclament leur régularisation.
L'Union Syndicale Solidaires soutient le mouvement qui a démarré le 15/04 avec la CGT, la CNT et des associations. 1,2,3, 100 grèves-occupations...
Ci-dessous le tract diffusé par Solidaires
Grève-occupation de sans papiers dans l’interim
Jeudi 3 juillet 2008, plus de 60 travailleurs sans papiers travaillant pour MAN BTP, entreprise d’interim du secteur du bâtiment se sont mis en grève, soutenus par l’Union syndicale Solidaires. L’entreprise, occupée par les travailleurs en lutte, est située au 15 rue Saint Vincent de Paul, Paris 10ème.
Cette nouvelle action se situe dans la continuité des actions initiées le 15 avril par plusieurs organisations syndicales – CGT, CNT et Union syndicale Solidaires – et par des associations de soutien.
Trois mois après le début du mouvement de grève de plusieurs centaines de travailleurs « sans papier » le dépôt de plus de 1 000 demandes de régularisations, dont 200 dossiers concernant des travailleurs intérimaires, peu de choses ont changé de la part du gouvernement. Non seulement les préfectures freinent la régularisation des travailleurs Sans Papiers en lutte, mais elles refusent de prendre en considération le cas des travailleurs et des travailleuses isolé-es, qui ne peuvent se mettre en grève.
C’est pour cela qu’il est nécessaire d’amplifier les mouvements de grève, afin d’obtenir la régularisation de l’ensemble des travailleurs et travailleuses sans papiers, et à terme, de toutes et tous les sans papiers.
Le but du gouvernement n’est pas de faire disparaître les sans papiers - le patronat en a trop besoin - mais il est de les terroriser, avec ceux qui les hébergent. Tous sont contraints d’accepter des conditions de travail et de logement scandaleuses. Pendant le temps qu’ils sont en France, les sans papiers sont à la merci des employeurs qui les font travailler dans les travaux les plus pénibles, sans aucune protection sociale et pour une paye de misère.
La régularisation des sans papiers en France nous concerne toutes et tous : le patronat les utilise aussi pour faire pression sur les salaires et les conditions de travail dans les entreprises qui ne peuvent agiter la menace de la délocalisation.
Le gouvernement et le patronat sèment la peur et développent la précarité chez les sans-papiers, femmes, enfants et jeunes lycéen(ne)s compris. Facile après pour les patrons (bâtiment, restauration, nettoyage, sécurité...) ou les marchands de sommeil d’en profiter !
Les Sans papiers travaillent ici, vivent ici, ils doivent rester ici : Régularisation de tous les Sans Papiers.
De : Solidaires Paris
vendredi 4 juillet 2008
Commentaires
1. Le samedi 5 juillet 2008à 08:29 , par Quartiers Solidaires Belleville
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