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A Pastapapa, au bout d'un mois de grève, les 8 sans-papiers, soutenus par Solidaires et la CNT, ont obtenu 4 régularisations et 4 récépissés d'un mois (étude du dossier).

Tout n'est donc pas réglé mais les résultats sont là! Les cuistots ont repris le travail avec de bien meilleures conditions de travail et pour certains avec des augmentations de salaire!

La lutte a été très dure mais les grévistes ont tenu bon: ils ont occupé pendant un mois le restaurant des Champs, jour et nuit, avec éclairage à la bougie et au lumogaz, quelques matelas pour se reposer et un réchaud à gaz pour les repas; ils sont restés calmes face aux provocations quotidiennes du patron de la chaîne ( qui s'était présenté le 1er jour de l'occupation comme petit-neveu et admirateur de Mussolini!).

Ni les drapeaux déchirés, ni les coups généreusement distribués par l'apprenti-Duce n'ont eu raison de la détermination des grévistes et des militants de la CNT et de Solidaires, présents 24 heures sur 24! L'avocat des grévistes, toujours disponible, a, de son côté, contribué au succès.

Pendant plusieurs semaines, le resto occupé a servi de quartier général et de cantine aux sans-papiers des autres entreprises en grève du 8ème: Market, Charly Birdy, Bistro Romain...

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La grève a payé comme à Sofrabrick, entreprise agro-alimentaire de Gonnesse dans le 95 occupée le 20/05 par les sans-papiers (la moitié de la centaine de salariés) avec l'appui de la CGT: tous les sans-papiers (qui avaient plus de 5 ans d'ancienneté) ont été régularisés au bout de 3 semaines d'occupation et de paralysie des 2/3 des chaînes de production!

A Fabio Lucci, dans le 19ème, les 10 agents de sécurité sans-papiers ont commencé leur grève le 27/03 ( avant la 1ére vague...) avec la CGT et bloqué l'accès au magasin pendant plusieurs semaines. Il a fallu plus de 2 mois de grève pour qu'ils soient tous régularisés...Depuis, ils continuent pour obtenir le paiement de leurs arriérés de salaires.

Ces exemples et beaucoup d'autres prouvent que sans-papier on n'est ni sans-droit ni sans ressource...Avec l'appui des syndicats, en se servant de l'arme du droit, on peut lutter et gagner! Les 2 premières vagues de grèves-occupations sont riches d'enseignements: la régularisation par le travail, ça marche... à condition de commencer par se croiser les bras, occuper et se bagarrer.

Poursuivons et élargissons!