… la chasse à l’étranger sans-papiers continue; les parents d’élèves arrêtés qui font appel au Réseau Education Sans Frontières sont plus nombreux. A chaque fois, c’est une course de vitesse et d’énergie pour éviter que le choc de l’arrestation ne se prolonge et brise toute une famille. D’un ministre à l’autre on parle de chiffres, de lois, et nous, nous persistons à parler d’êtres humains, d’enfants en danger, de jeunes adultes menacés, de souffrance et de résistance. RESF a fait un premier relevé, incomplet, des débuts de Besson : voir sur le site ( http://www.educationsansfrontieres.org), les ministres changent, pas leur Etat : on est toujours dans l'inhumain. Notre résistance aussi est durable : à chaque arrestation, quand le coup tombe tout près, c’est une découverte indignée pour ceux qui savaient mais de loin, sans toucher la cruauté. Notre force est faite de cet enchaînement de surprises, d’émotions, de gestes solidaires – et cette force nos adversaires ne peuvent ni la compter (pas d’adhérents) ni la localiser (partout où il y a des sanspapiers ils ont des voisins solidaires) ni négocier avec elle (pas de responsables qui marchandent). Petits groupes ou grands rassemblements, bouche à oreille ou fourmillement des listes mails, militants chevronnés ou monsieur - madame tout-le-monde, notre caractère multiforme va continuer à surprendre. Car la chasse à l’homme, ça ne passe pas : s’ils peuvent faire du mal, ils ne peuvent pas gagner la bataille de l’opinion. Hortefeux a échoué dans son projet, Besson échouera aussi à faire d’une catégorie de la population, une des plus fragiles, un bouc émissaire. …NOUS SOMMES SOLIDAIRES.