dimanche 20 janvier 2008

Appel à la manifestation du 02/02/2008 Contre les rafles et les expulsions, Pour la Régularisation

RESF - Coordination 75 des Sans-Papiers UCIJ 19-20 Quartiers Solidaires Belleville - FCPE Paris - Hui Ji

LES SANS-PAPIERS ONT UN VISAGE
NON AUX RAFLES ET AUX EXPULSIONS ! RÉGULARISATION !
MANIFESTATION LE 2 FÉVRIER

Rafles : la chasse aux sans-papiers bat son plein dans nos quartiers. Tous les jours des contrôles d’identité au faciès illégaux. Des contrôles dans les restaurants, cafés, épiceries pour traquer les sans-papiers. Des rafles dans les quartiers Stalingrad-Flandres, Belleville, devant les écoles où les gens font la preuve de leur intégration. Les centres de rétention : de véritables prisons. Les sans-papiers arrêtés sont placés dans des centres de rétention surpeuplés avec miradors, barbelés, fouilles, contrôles et vexations. Des nourrissons et des enfants peuvent y être enfermés durant des semaines.

Une politique du chiffre qui broie. En 2007, la France a expulsé 24 000 sans-papiers… À quel prix ? Des familles arrêtées au petit matin à leur domicile… Des enfants nés en France et fréquentant l’école du quartier ou du village envoyés dans un pays qui n’est pas le leur… Des familles broyées dont un des parents se retrouve expédié à l’autre bout du monde sans avoir revu les siens… Personne n’a oublié Chulan, Chinoise sans-papiers, qui s’est défenestrée par peur d’un contrôle et en est morte le 21 septembre dernier.

Des lois qui fabriquent des sans-papiers. Le gouvernement Sarkozy ne s’attaque pas à la misère et l’oppression de centaines de millions de personnes dans le monde. Il préfère pourchasser les 400 000 sans-papiers sur notre sol via des lois qui empêchent leur régularisation, leur intégration et leur droit à une vie familiale digne. Cette politique entretient la clandestinité et son cortège de passeurs mafieux, d’hôteliers et employeurs sans scrupules.

Ne laissons pas faire ! Nous sommes de plus en plus nombreux à dire non. Quand une directrice d’école et des parents d’élèves s’opposent pacifiquement à l’arrestation d’un sans-papiers devant leur école, ils ont raison ! Quand les habitants d’un quartier se mobilisent pour obtenir la libération d’un sans-papiers, ils ont raison ! Nos enfants et les enfants des sans-papiers jouent et étudient ensemble : comment expliquer à nos enfants la violence faite à leurs copains ?

Faisons respecter l’État de droit ! Les rafles au faciès ne sont pas légales. Les étrangers en situation irrégulière ont des droits, notamment à une vie privée et familiale, garantie par la Convention européenne des Droits de l’homme ! L’administration refuse de reconnaître l’ancienneté de la présence de sans-papiers. Elle complique chaque année les démarches à accomplir pour être en règle. Elle n’applique pas ses propres circulaires (circulaire Sarkozy du 13 juin 2006).

Tous ensemble pour la régularisation ! Le gouvernement tente de réprimer tout sentiment de fraternité en pénalisant le « délit de solidarité ». L’opposition est un droit, parfois un devoir ! Pour nous qui vivons dans les quartiers populaires, immigrés et sans-papiers ne constituent pas une menace pour la « cohésion nationale ». Alexis, 3 ans, Rania, 8 ans, Aïcha, 12 ans, Keila, 17 ans, et leurs parents, sans-papiers, ne sont pas dangereux, ils sont en danger ! La diversité n’est pas la misère du monde mais sa richesse !

Marche contre les rafles et les expulsions, pour la régularisation, le 2 février.
Départ de chaque arrondissement et convergence place Stalingrad à 16 h 00
À 17 h 00 ROTONDE DE STALINGRAD GRAND ÉVÉNEMENT « LES SANS-PAPIERS ONT UN VISAGE »

Manifestation contre les CRA à Paris le 19/01/2008

Nous étions 5000 à manifester hier contre les CRA de Paris à Vincennes à l'appel de RESF, des Collectifs Sans-Papiers, d' UCIJ, de Quartiers Solidaires-Belleville et de dizaines d'associations, mouvements, syndicats et partis.

Le CSP 19 ainsi que les CSP 18, 11 (membres de la Coordination 75 des sans-papiers) sont venus en nombre, tout comme le 9ème collectif et le CSP CGT de Massy.

A l'intérieur du CRA, les retenus/détenus ont aussi manifesté leur colère.

D'autres manifestations ont eu lieu en province et dans toute l'Europe.

lundi 7 janvier 2008

Protestations dans les centres de rétention



La CIMADE:

Depuis plusieurs jours, des mouvements de protestation se développent au sein des centres de rétention administrative du Mesnil Amelot (Roissy) et de Paris-Vincennes.
Des grèves de la faim, des « manifestations » à l’intérieur des centres ont eu lieu. Les personnes retenues mobilisées protestent contre le principe même des décisions d’expulsion qui frappent des personnes vulnérables, présentes en France depuis des années ou y ayant la plupart de leurs attaches privées et familiales, et/ou contre les conditions de rétention.

La Cimade est présente depuis 1984 dans les centres de rétention. Elle y exerce, dans le cadre d’une convention signée avec les ministères compétents, une mission d’aide à l’exercice des droits des personnes retenues. Organisation non gouvernementale, la Cimade témoigne - et cela fait partie de son rôle - de ce qu’elle voit en rétention, à travers les rapports qu’elle rend public annuellement, ou par des expressions régulières dans la presse.

Les évènements au Mesnil Amelot et à Vincennes appellent quelques réflexions et analyses

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vendredi 4 janvier 2008

Fichier ELOI Malgré quelques reculs, l’administration de l’expulsion s’industrialise

Le fichier ELOI vient d’être officialisé par un décret du 26 décembre 2007, après que sa création par arrêté du 30 juillet 2006 avait été annulée par le Conseil d’État à la suite d’un recours formé par les associations signataires.

Alors que l’annulation était uniquement motivée par des questions de procédure, la nouvelle version du fichier ELOI comprend quelques avancées. Les associations obtiennent ainsi gain de cause en faisant reculer le gouvernement sur certains points. Ainsi, les visiteurs en centres de rétention ne sont plus fichés. De plus, l’identité des hébergeants des étrangers assignés à résidence n’est plus conservée que pendant trois mois au lieu de trois ans : le progrès est important, bien que cette conservation demeure injustifiée après la fin de l’assignation à résidence.

Mais concernant les étrangers eux-mêmes, le fichier ELOI demeure tout aussi inacceptable. La réduction à trois mois de la durée de conservation de certaines données n’est qu’un leurre, tant les données concernées sont limitées. Plus grave, les enfants de ces étrangers demeurent fichés, pendant trois ans. Non seulement ces données sont non pertinentes pour la mise en oeuvre de la procédure d’éloignement de l’un de leur parent, mais de plus cela aboutit à ficher des enfants qui ne peuvent pas faire l’objet de mesures d’éloignement forcé. Ils sont ainsi désignés à l’attention de l’administration et de la police, ce qui peut compromettre leurs chances d’obtenir ultérieurement un titre de séjour, sans compter les liens possibles avec d’autres fichiers de type base-élève. De plus, le fichier ELOI comprend toujours des données sur la « nécessité d’une surveillance particulière au regard de l’ordre public », qui témoigne d’une association, consciente ou non, entre immigration et délinquance dans l’esprit des gouvernants.

Le décret comprend par ailleurs des nouveautés inquiétantes.

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Roissy :150 demandeurs d'asile sont maintenus dans des conditions inhumaines

anafé
association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers

communiqué

A Roissy : environ 150 demandeurs d'asile, principalement tchétchènes, sont maintenus dans les aérogares dans des conditions inhumaines

28 décembre 2007

L'ANAFE dénonce vigoureusement le maintien dans des conditions inhumaines d’environ 150 personnes dans les salles de maintien des aérogares de l'aéroport de Roissy. Du fait de la saturation du lieu d'hébergement dit hôtelier, ZAPI 3, ils passent jours et nuits dans les salles de transit des aérogares, dans des conditions d'hébergement qui ne sont pas conformes à la législation.

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